Ispahan

 
 

Un voyage en Iran ne serait pas un véritable voyage sans une halte à Ispahan, cette ville abritant plus de 2500 ans de civilisation. De par son histoire féconde, elle abonde en richesses culturelles et artistiques de toutes sortes.

Ce n’est nullement un hasard si on l’a surnommée la « Moitié du Monde » (nesf-e jahân, qui rime avec “Ispahan” ou “Esfahân”, en persan). L’arrivée à Ispahan donne l’impression de se retrouver soudain devant un nouvel espace, à la vois si vaste, original, et diversifié. Une promenade le long du fleuve Zayandeh-roud et ses ponts Si-o-seh-pol et Khâdjou permet de se mettre à l’écoute des murmures de ce fleuve depuis des siècles. Sur la place Naghsh-e djahân (actuellement place Imam Khomeyni), la seconde plus grande du monde, trottent en permanence des chevaux décorés trainant des carrosses destinés à promener les visiteurs d’un bout à l’autre de la place. Ces derniers, s’imaginant dans le paradis oriental qu’ils avaient en tête, parcourent avec des yeux curieux la surface monumentale de la place d’un magasin à l’autre, puis d’une mosquée à l’autre. A la question « Quels sont les repas typiques de la ville ? », on répondra sur le champ le « beryâni (Beryouni) » et le « halim bâdemdjân ». Car il va sans dire que la gastronomie ispahani se distingue fièrement de celles des autres villes.

Ispahan fut la capitale du roi safavide Shâh Abbâs. C’est là où se refugièrent, avec le soutien de ce même roi, un grand nombre d’Arméniens fuyant les Turcs ottomans.

Ispahan est le berceau d’un artisanat typiquement iranien, de l’art de la bijouterie jusqu’à celui du tissage de tapis. La ville est également célèbre pour son art du ciselage du cuivre et de l’argent, pratiqué dans des bazars spécialisés.