Mâssouleh

 
 

Situé entre la mer Caspienne et les chaînes montagneuses de l’Alborz, le Guilân ne manque pas de potentiel pour devenir l’axe central de l’écotourisme et de l’agrotourisme de l’Iran, sans compter, nous l’avons signalé, ses richesses culturelles, historiques, et folkloriques. De nombreux villages du Guilân, à l’exemple de Mâssouleh, attirent chaque année des milliers de touristes par la beauté et le style unique de leur architecture. La fondation de Mâssouleh remonte à plus de mille ans. Depuis ce temps, ses habitants continuent de préserver leur mode de vie et leurs valeurs communes. Aucun apport culturel extérieur n’est jusqu’alors parvenu à modifier radicalement leur mode de vie. L’architecture unique de ce village en est le plus clair témoignage : les maisons du village sont bâties les unes sur les autres, à même la pente raide de la montagne. La cour de l’une sert de toit à l’autre. Les toits et les cours sont également utilisés en guise de passage piéton. Les bâtiments ne dépassent pas deux étages et la majorité d’entre eux sont en bois et en briques crues. La langue principale des habitants de Mâssouleh est le tâleshi qui compte parmi les langues les plus anciennes de l’ouest de l’Iran, et était déjà parlée sous les Arsacides. Le village est également connu pour avoir logé Mirzâ Kouchak Khân Jangali tandis que, poursuivi par les cosaques russes, il se rendait au village de Maklavân. Le village possède également d’autres attractions touristiques, à savoir, la fameuse chute d’eau de Mâssouleh-Roudkhân, la chute d’eau de Lâr Cheshmeh, le bazar et le parc de Mâssouleh, le mausolée d’Own ibn Ali et la partie ancienne du village.