Yazd

 
 

Créée il y a plus de 2500 ans sous l’empire achéménide, Yazd compte parmi les plus belles oasis du pays. Elle se situe au centre de l’Iran, à 700 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Entourée de hautes montagnes et de déserts, elle borde le sud du Dasht-e Kavir, désert de roches et de sable, à une altitude de 1240 mètres. Placée sur les anciennes routes caravanières qui reliaient les grandes villes de Perse à l’Asie Centrale, à l’Inde et à l’Irak, Yazd devint un carrefour commercial important du commerce de la soie et des tapis.
La chaleur est telle à Yazd que tout est fait pour s’en protéger. De hauts murs d’argile, maintenus par des arches, bordent d’étroites ruelles qui avaient aussi la fonction, autrefois, de protéger la ville des assaillants. Les belles maisons traditionnelles, cachées par là même au regard, sont signalées par les hautes tourelles d’aération à claire-voie qui les surmontent. Ces bâdguir, dont le nom signifie littéralement attrape-vent, ont pour rôle de capter les courants d’air redirigés, par un astucieux système de conduits d’aération, vers un bassin d’eau situé en-dessous à l’intérieur des bâtiments. L’eau rafraîchit l’air qui est distribué par des conduits vers les différentes pièces de la maison, avant d’être rejeté à l’extérieur. Des toitures en forme de dôme permettent également d’abaisser la température de l’eau jusqu’à 20°C en été.
De nombreuses maisons traditionnelles subsistent et font l’objet d’une active restauration, en particulier dans la vieille ville qui reprend peu à peu une certaine activité, après une longue période de léthargie. Les services de sauvegarde du patrimoine de la ville de Yazd sont eux-mêmes installés dans la maison Lârihâ, belle demeure d’époque qâdjâre, dans laquelle on pénètre par le traditionnel hashti, vestibule constitué de huit faces, menant, par de longs couloirs, aux différentes cours et aux nombreuses salles des différents bâtiments.